"La réponse étatique répressive" aux manifestations qui ont débuté en avril 2018 a été "massive, systématique et grave", indique le texte.

La CIDH évoque "un usage excessif et arbitraire de la force policière, l'utilisation de groupes para-policiers ou de gros bras avec l'approbation des autorités étatiques".

La commission, un organe autonome de l'Organisation des Etats américains (OEA), dénonce aussi des détentions arbitraires de jeunes manifestants, de la censure et des menaces contre des meneurs de mouvements sociaux.

Le Nicaragua connaît une grave crise politique depuis onze mois, lorsque des manifestations ont éclaté contre le gouvernement du président Daniel Ortega.

Après avoir dirigé le pays de 1979 à 1990 à l'issue de la révolution sandiniste, Daniel Ortega était revenu au pouvoir en 2007.

Les opposants accusent l'ex-guérillero sandiniste d'avoir instauré une dictature. Ils réclament son départ et celui de la vice-présidente, son épouse Rosario Murillo. 

Le chef de l'Etat dénonce de son côté une tentative de putsch de l'opposition avec le soutien de l'Eglise et de Washington.

La crise a fait plus de 325 morts et a plongé le pays dans la récession économique.