Elle a probablement été étranglée ou étouffée, ce que devrait déterminer des examens complémentaires en cours, a précisé une source proche du dossier. "Il semblerait aux vues de ces premiers examens qu'il n'y a pas eu d'agression sexuelle", a précisé cette source. 

Dans le cadre de son stage de master, l'étudiante de 23 ans démarchait des supermarchés en région parisienne. Jeudi matin, elle s'était rendue en voiture en Essonne. 

Vers midi, elle était repartie en direction de Créteil, où elle habite et, sur le chemin, avait envoyé des messages à ses proches, selon les déclarations de ces derniers aux enquêteurs de la brigade criminelle de Paris, rapporte une source proche du dossier. 

Ils ont ensuite cessé d'avoir des nouvelles, et ont rapidement signalé la disparition à la police de cette jeune fille, d'après eux, "sans histoires".

En tentant de retrouver sa trace dans les jours qui ont suivi, les proches sont tombés dimanche soir sur la voiture de la jeune fille, garée à Valenton, où elle n'avait a priori pas de raison d'être. La voiture, verrouillée, était "anormalement propre", et le siège conducteur étrangement reculé vu la petite taille de la jeune femme. 

Ils préviennent la police, qui découvrira dans le coffre le corps de la jeune femme, bâillonnée, pieds et poings liés à l'adhésif.

Elle était habillée, sans traces de coups, précise la source proche du dossier, selon qui les enquêteurs ne privilégient pour l'instant aucune piste.

Les premières investigations ont permis de monter que son téléphone - qui n'a pas été retrouvé - avait borné à Quincy-sous-Sénart (Essonne), plus à l'est du département que la route qu'elle aurait dû emprunter.