"Nous cherchons à éviter les risques pour la sécurité qui accompagnent les investissements chinois dans les réseaux de télécommunications 5G", souligne ce document, signé par les deux chefs d'Etat lors d'une visite de M. Iohannis à Washington, mardi.

Ce dernier avait récemment évoqué son "inquiétude" à l'égard d'une participation de Huawei à la 5G roumaine, annonçant que cette question serait examinée lors d'une prochaine réunion du Conseil suprême de défense du pays (CSAT).

Les délégations roumaine et américaine ont par ailleurs signé mardi un mémorandum d'accord instaurant les conditions que devront remplir les fournisseurs de services pour ce réseau. Y figurerait notamment, selon le site d'information roumain G4Media, l'obligation de ne pas "être sous contrôle du gouvernement d'un Etat tiers", alors que Washington accuse Huawei de travailler avec les autorités chinoises.

Bucarest, qui s'apprête à lancer au dernier trimestre 2019 un appel d'offres pour la mise en place de la cinquième génération de réseaux mobiles, avait dans un premier temps laissé entendre que l'équipementier chinois n'en serait pas exclu.

Washington craint que les équipements de Huawei permettent à Pékin d'espionner les communications des pays qui les utiliseraient, des accusations que l'entreprise chinoise rejette catégoriquement. 

Les États-Unis ont exclu Huawei du déploiement de la 5G sur leur sol et interdit aux administrations l'achat de ses produits et services. Ils tentent depuis de convaincre leurs alliés occidentaux d'en faire autant.